Sites pour les enfants (petits et grands)

En faisant mes recherches sur le projet ARISS, j’ai eu la surprise de trouver quelques coloriages qui occuperont certainement nos enfants pendant les longs après-midi pluvieux d’hiver

Et puisqu’on parle d’occuper nos bambins, le site du CNES a une partie consacrée aux plus grands où se trouvent de nombreux jeux et activités ainsi que des dossiers consacrés à l’espace. De quoi occuper un moment les plus passionnés d’entre eux.

Pour poursuivre, l’ESA a également un site destiné aux enfants qui leur apprend comment se passe le lancement de satellites via Ariane 5

Et pour finir cette première sélection, l’ESA toujours, propose un second site où l’on trouve notamment des coloriages en ligne, une maquette à construire et tout un tas d’informations sur l’espace.

Ceci n’est pas une liste exhaustive, simplement ce que j’ai trouvé en à peine 10 minutes de recherches. Si vous connaissez d’autres sites, n’hésitez pas à me les signaler, cela fera l’objet d’un prochain article.

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Mon premier lancement d’une fusée chinoise

J’ai déjà visionné plusieurs lancements depuis 10 mois, mais aucun (à part le dernier d’Atlantis) ne m’a autant enthousiasmé que celui du jeudi 29 septembre 2011. Il s’agissait du lancement du module Tiangong 1, le module de test chinois, qui est le prélude à la construction d’une station spatiale. (Je vous invite à parcourir l’article de Brigitte sur le sujet).

Comme j’avais manqué un lancement deux jours plus tôt, je m’étais promis de ne pas manquer celui-là. Sauf que je ne savais pas du tout si ce serait retransmis et qui le retransmettrait. Je me suis souvenue que parmi la multitude de chaînes étrangères que comptait mon abonnement ADSL, se trouvaient quelques chaînes chinoises. J’ai allumé ma box ADSL et je suis tombée sur une émission de CCTV en anglais qui parlait du lancement. Une discussion sur Twitter avec Peter m’a fait me souvenir qu’un logiciel permettait de voir les chaînes ADSL sur mon PC et qu’il permettait de faire très facilement des captures d’écran. De là est partie l’idée de faire le livetweet avec des captures d’écran de la vidéo du lancement.

Une grande partie de mon enthousiasme est venu de ce livetweet (pour les non-initiés, le livetweet est le fait de raconter en direct sur twitter ce à quoi on assiste). Une autre raison à mon enthousiasme a été la présence de caméras embarquées sur la fusée, retransmettant des images époustouflantes de beauté. Je pense n’avoir jamais vu un lancement aussi beau.

Voici donc un résumé en images du lancement de la fusée Long March 2F et de la mise en orbite du premier module chinois Tiangong 1.

(les images sont clickables)

La fusée Long March 2F sur son pas de tir, 15 minutes avant le décollage

Allumage des moteurs et décollage

Vue sur les boosters

Séparation des boosters et du premier étage

Séparation de la coiffe

Moteurs du deuxième étage

Séparation entre la charge utile (le module Tiangong 1) et le 2ème étage

Et maintenant que le module est largué, il peut voler de ses propres ailes (aidé par le soleil)

Pour (re)vivre ce lancement en vidéo, rendez-vous sur youtube

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ARISS à Saint-Quentin-en-Yvelines


J’ai assisté, samedi 1er octobre, à une conférence à  Magny-Les-Hameaux (78) menée d’une main de maître par Leopold Eyharts astronaute de l’ESA, le Radio Club de Saint-Quentin-En-Yvelines et Mr Le Saux professeur de physique du Lycée Descartes de Montigny-Le-Bretonneux (78). La conférence qui s’intitulait « La Chimie des étoiles » visait à nous présenter d’une part l’ISS, la vie à son bord et les expériences de chimie en apesanteur et d’autre part le projet ARISS (Amateur Radio on International Space Station) qui consiste à mettre en contact l’ISS avec des établissements scolaires via les radioamateurs.

A propos du projet ARISS

Chaque semaine, dans le monde, une école est sélectionnée afin d’établir un contact radio avec la station spatiale internationale. Ce contact ne peut durer qu’à peine 10 minutes entre l’Atlantique et l’Europe de l’Est, la station filant à plus de 27000km/h. Autant dire qu’il faut être prêt à ce moment-là ! Parfois cela ne se passe pas comme c’était prévu, en sont témoins les protagonistes du contact réalisé avec le Collège Joseph Chassigneux de Vinay (38) en février 2011.

Au Lycée Descartes de Montigny-Le-Bretonneux le projet a été lancé, voilà plus de 18 mois, à l’initiative du professeur de physique du lycée, passionné d’astronomie, qui souhaitait faire autre chose en sciences, quelque chose qui fasse rêver. Il a rallié à sa cause certains de ses collègues (deux professeurs de français, deux professeurs d’anglais, un professeur de physique et le documentaliste du lycée soit au total 6 personnes sur environ 50).

Le projet est intégré à certains cours et un atelier se déroule en dehors des heures de classe pour les quelques élèves qui sont volontaires.

Après un long parcours à travers les différentes instances de l’association ARISS (ARISS France, Europe, International), le dossier est maintenant aux mains de la NASA qui doit fixer la date à laquelle aura lieu le contact radio.

Plusieurs échanges ont déjà eu lieu entre le Radio Club de Saint-Quentin-en-Yvelines et les élèves du lycée : D’abord conférence sur l’ISS dans les locaux du Radio Club à l’automne 2010 puis intervention des radioamateurs dans le lycée pour trois exposés d’une heure portant sur les équipements d’une liaison radio, la propagation des ondes et le spectre radioélectrique.

Le 18 juin 2011 un essai grandeur nature a été réalisé au lycée afin de tester les installations.

Et la suite ?

Le contact devrait se produire entre mi-novembre 2011 et février 2012. La NASA avertira les responsables du Radio Club un mois à l’avance. Le jour J tout le monde sera réunit dans le réfectoire du Lycée, et la magie pourra s’opérer…

Je vous tiens au courant…

Le savez-vous ?

Quel astronaute a obtenu le record du plus grand nombre de contacts radio lorsqu’il était à bord de l’ISS ?

Clickez sur ce lien pour le savoir !

Quelques liens supplémentaires :

Site officiel du projet ARISS à Saint Quentin en Yvelines  : http://www.f6krk.org/ARISS/

Projet ARISS sur le site du Lycée Descartes : http://www.lyc-descartes-montigny.ac-versailles.fr/spip.php?article135

Présentation du contact ARISS qui a eu lieu en février 2008 entre Leopold Eyharts (à bord de l’ISS) et l’école Robespierre-B de Rueil Malmaison (92) (vidéos, audio, et nombreuses informations sur la préparation) http://hebdo.kfa.free.fr/issrob2/issrob2.htm

L’espace ARISS sur le site du Radio Club de Rueil Malmaison (92) : http://radiof6kfa.free.fr/rep_site_kfa/html/espace_ariss_1.htm

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CNESTweetup… A tous de DDO…

Deux Tweetup dans la même semaine, il y avait de quoi être comblée… et je l’étais.

La Sélection et les jours précédents

Tout a commencé lorsque j’ai vu apparaitre sur twitter fin août un message du CNES indiquant qu’un tweetup allait être organisé dans leurs locaux (ceux de la Direction des Lanceurs) à Evry pour le lancement d’Ariane 5 en septembre.

Il n’y avait aucune information sur la procédure à suivre pour postuler et je leur ai posé la question très vite. Je leur ai écrit sur twitter, puis sur leur page facebook. Lorsqu’ils ont fini par répondre qu’il suffisait de se manifester sur twitter ou par email, je me suis exécutée : J’ai de nouveau envoyé un message par twitter et un autre par email. J’étais très motivée.

Lorsque la liste des participants a enfin été dévoilée, la semaine suivante, j’étais aux anges. Ma candidature avait été retenue ainsi que celle de trois autres de mes condisciples du SpaceTweetup: Remco, Charlotte et Brigitte. Au total 12 personnes ont été choisies et… cerise sur le gâteau… deux de mes Blog-BDistes favoris, les dessinateurs Boulet et Marion Montaigne faisaient partie des participants.

Quelques jours avant la date initialement prévue (le 09/09) nous apprenons un report de plusieurs jours du lancement d’Ariane. Finalement la date du 20 septembre est retenue. Le jour J à 1h de mon départ pour Evry, on m’informe qu’Ariane ne partira pas ce soir-là. Grosse déception, je me reconditionne à vivre une soirée « normale » et j’attends les nouvelles. Le lendemain, tweets réguliers du CNES nous indiquant qu’ils sont dans l’attente d’informations de Kourou et qu’ils nous tiennent au courant. C’était mercredi après-midi, j’étais avec ma fille et je n’étais pas forcément collée sur mon PC comme les autres jours. J’avais demandé à Brigitte qu’elle m’avertisse par SMS si elle apprenait quelque chose. Le SMS est arrivé à 16h : le décollage aurait lieu le soir-même. Gros coup de panique : mon mari ne pouvait pas être de retour avant 20h, il avait pris la voiture et j’avais ma fille à m’occuper. Il ne faut pas sous-estimer la motivation d’une maman invitée à un tweetup😉 J’ai finalement trouvé une gentille voisine pour la garder et j’ai pris les transports pour me rendre à Evry, sans savoir encore comment j’allais revenir en pleine nuit… j’improviserai…

J’ai participé au premier tweetup du CNES !

Après près de 90 minutes de transports et 15 minutes à pieds, j’arrive dans les locaux du CNES (non sans m’être d’abord dirigée vers la mauvaise entrée).

Petit passage par le poste de sécurité pour obtenir mon badge. Plusieurs participants (dont Remco et Charlotte) étaient déjà présents. On nous emmène vers l’entrée et nous pouvons admirer les superbes maquettes des lanceurs Ariane, Soyouz et Vega qui trônent dans le hall.

Les locaux du CNES et d’Arianespace sont mitoyens, en tout cas jusqu’au 1er janvier 2012, date à laquelle le CNES déménagera à Paris pour notamment se rapprocher de l’ESA.

On nous conduit dans la salle dans laquelle se déroulera le tweetup. Des spécialistes de différents domaines nous rejoignent et nous commençons à échanger avec eux.

Ils nous expliquent le fonctionnement d’Ariane 5.

(Je viens de trouver ce site qui détails les différents composants d’Ariane : http://www.capcomespace.net/dossiers/espace_europeen/ariane/ariane5/caracteristiques.htm)
Pour faire simple : le lanceur possède trois étages :

Le 1er étage est constitué par les EAP (Etages d’accélération à poudre), ce sont les 2 petites fusées de chaque coté qui sont éjectées après 2mn de vol. Ils contiennent du propergol solide (la poudre).

Le 2ème étage est appelé EPC (Etage Principal Cryotechnique). Il contient un réservoir d’oxygène liquide et un réservoir d’hydrogène liquide.Il est propulsé par le moteur Vulcain

Le 3ème étage est appelé ESC (Etage Supérieur Cryotechnique). Il est propulsé par le moteur cryotechnique HM-7B (oxygène et hydrogène liquides comme pour le 2ème étage).

Un étage supplémentaire appelé la case à équipement va contenir entre autre le calculateur de bord d’Ariane 5. Il est situé juste au dessus de l’EPC. Afin d’assurer la continuité de la mission en cas d’anomalie, tous les éléments sont doublés.

Les réservoirs de l’Etage Principal Cryotechnique (EPC) étaient en cours de remplissage lorsque nous avons visité la salle de contrôle d’Evry.

Boulet a bien résumé cette étape dans l’un de ses dessins. (Les dessins de Marion et Boulet peuvent être vus sur le site du CNES)

Nous étions à H-3 et l’atmosphère était déjà tendue et studieuse.

Cette salle de contrôle est la réplique de celle qui existe à Kourou. Les ingénieurs ne peuvent pas intervenir directement en cas d’incident, mais ils peuvent donner leur avis et fournir une expertise technique à leurs homologues de Kourou.

Mais comment ça marche un lancement d’Ariane 5 ?

Le lancement d’Ariane se décompose de la manière suivante : à H0 allumage du moteur Vulcain, puis l’ordinateur vérifie que tous les paramètres sont correctes et déclenche l’allumage des EAP sept secondes plus tard ce qui provoque le décollage.

En cas d’anomalie au cours de la phase de vérification, l’ordinateur coupe le moteur Vulcain et le lancement est avorté (comme cela s’est produit lors du 201ème vol d’Ariane en mars 2011). Heureusement cela ne fut pas le cas pour notre lancement.

La trajectoire de la fusée a été calculée afin d’éviter au maximum les zones d’habitation. Deux paramètres du vent sont également à prendre en compte. Tout d’abord la direction pour éviter que, en cas de destruction commandée, des débris ne retombent sur des habitations et la force car la fusée ne pourrait pas voler en cas de fortes rafales.

Jusqu’à H-3 secondes, c’est le sol qui gère le lanceur. Au-delà de ce temps, le lanceur devient autonome et c’est l’ordinateur de bord qui se trouve dans la case à équipement qui prend le contrôle.

Au cours de l’ascension d’Ariane, les EAP consomment l’ensemble du propergol solide en un peu plus de 2mn puis sont largués (à environ 70km d’altitude) et retombent dans l’Océan Atlantique. Soit on veut les récupérer pour les analyser (mais ils ne seront pas réutilisés) et dans ce cas des parachutes ralentiront leur chute, soit on les laisse couler tout en ayant pris soin de les percer par des explosifs afin d’empêcher leur flottaison.

Des alertes sont émises à destination du trafic aérien (qui est stoppé pendant la phase de lancement) et du trafic maritime (qui lui n’est pas stoppé), avertissant que des retombées peuvent avoir lieues dans la zone indiquée.

Pendant ce temps le reste de la fusée continue son ascension et la coiffe qui protège la charge utile (en général des satellites) va être larguée à son tour à environ 110km d’altitude. Cette coiffe protège les satellites pendant l’ascension dans l’atmosphère et n’est plus utile lorsqu’il n’y a plus de frottements atmosphériques.

Il y aura ensuite une séparation entre l’EPC (étage principal cryotechnique) et l’ESC (étage supérieur cryotechnique). L’EPC va chuter à 7000m/s ce qui va entraîner sa destruction.

L’ESC va poursuivre sa route afin de mettre sur la bonne orbite ses deux passagers (en ce qui concernait notre lancement, les satellites étaient placés sur une orbite de transfert géostationnaire).

Les parties du lanceur qui vont rester en orbite sont le Sylda (Le Système de Lancement Double Ariane : système qui permet de superposer deux satellites sous la coiffe) et l’ESC (le 3ème étage).

D’après l’expert ès débris du CNES la totalité des débris qui se trouvent jusqu’à 1500km d’altitude représente proportionnellement parlant le volume de deux bouteilles de Coca perdues dans la Méditerranée. La plupart des débris qui sont en orbite basse (jusqu’à 2000km) vont finir par retomber et se consumer dans l’atmosphère. Le problème est plus préoccupant pour les débris qui sont sur l’orbite géostationnaire (à 36000km d’altitude). Des études sont faites pour trouver un moyen de les faire ré-entrer dans l’atmosphère et des efforts sont fournis par les états pour minimiser la quantité de débris laissé en orbite.

Au cours de la soirée, nous avons pu visionner plusieurs petits films expliquant de manière humoristique les différents aspects d’un lancement de fusée. On peut retrouver deux de ces petits films sur Dailymotion (10 devraient être produits au total. A suivre…)

La Trajectoire d’un lanceur :
http://www.dailymotion.com/embed/video/xffgtd
La trajectoire d’un lanceur – Le fil d’Ariane par CNES

La Propulsion :
http://www.dailymotion.com/embed/video/xlc8wj
La propulsion – Le fil d’Ariane, épisode 2 par CNES

Juste avant d’aller voir le lancement nous avons eu droit à la visite de Yannick D’Escatha le PDG du CNES qui a paru très intéressé par le tweetup et les retours que nous avions des gens qui nous suivaient. Remco lui a longuement expliqué le fonctionnement de twitter puis il s’est dirigé vers Marion et Boulet pour observer leurs dessins.

La retransmission ayant démarré, nous sommes allés dans la salle de visionnage pour assister au 204 ème lancement d’une fusée Ariane, 60ème lancement d’une fusée Ariane 5 et 5ème lancement de 2011.

Et si vous voulez vous aussi assister au lancement d’Ariane VA204, je vous invite à visionner la vidéo de la retransmission d’Arianespace ici (durée un peu plus d’1h) : http://www.videocorner.tv/videocorner2/a5_vod/index_fr.htm

Ou encore la vidéo du décollage

http://www.dailymotion.com/embed/video/xl8hn1
Décollage d’Ariane 5. Vol 204, 21 septembre 2011. par CNES
A remarquer (ou peut-être ne le devrions-nous pas ?) : le DDO (Directeur Des Opérations) de ce lancement est pour la première fois une femme : Aimée Cippe.

D’autres liens :

La note de blog de Brigitte http://www.parmilesetoiles.fr/2011/09/3-2-1-allumage-vulcain/

Les archives des tweets ici : http://nasatweet.com/archive/archive.php?id=3&sm=9&sd=21&sy=2011&em=9&ed=23&ey=2011&o=a&l=10000&from_user=&text=&lang=&nort=1

Des Photos du CNES ici : http://www.flickr.com/photos/27110053@N05/sets/72157627581920585/

Des photos de Remco ici : http://www.flickr.com/photos/remcotim/sets/72157627736988612/

Des photos de Pascal ici : http://www.flickr.com/photos/pgauti/sets/72157627605713267/

Des photos de Brigitte ici : http://www.flickr.com/photos/54999364@N07/sets/72157627602946059/

Et mes photos ici : http://www.flickr.com/photos/60110632@N03/sets/72157627782358904/

La vidéo de Telessonne ici : http://youtu.be/4-U6jv_QVK8

La vidéo du CNES ici : http://www.dailymotion.com/video/xliz4o_succes-de-la-1ere-operation-tweetup-du-cnes_tech

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Spacetweetup : Le jour J !

Le voici enfin le jour tant attendu ! Le réveil avant l’aube n’a pas été si difficile que je le craignais. La motivation était là. On ne se levait pas pour partir au travail, on se levait pour participer au Spacetweetup ! C’est tout autre chose !

Avec Brigitte et Lynn nous avons donc pris le train à la gare de Cologne direction l’aéroport, près duquel se situe le Centre Aérospatiale Allemand : le DLR (Deutsches Zentrum fur Luft- und Raumfahrt).

Ce jour-là se tenait comme tous les deux ans la journée de l’aérospatiale (Tag Der Luft- und Raumfahrt). Une sorte de Salon du Bourget pour le grand public. Tout comme en 2009, plus de cent mille personnes étaient attendues dans les allées du centre et au sein des différents bâtiments ouverts à la visite. De nombreux avions étaient exposés parmi lesquels l’Airbus A380, le télescope embarqué SOFIA et l’Airbus A300-Zero G (que nous n’avons malheureusement pas vu car il est arrivé tardivement).

Le tweetup organisé conjointement par l’ESA (l’agence spatiale européenne) et le DLR (le centre aérospatiale allemand) avait lieu dans le cadre de cette journée.

En quoi consiste un tweetup ? Il s’agit d’une rencontre, autour d’un évènement, de personnes utilisant twitter (des tweeps). Au cours de cette rencontre les participants sont invités à twitter en direct ce qui se dit et/ou se passe. Le but est donc à la fois éducatif (les exposés nous ont appris plein de choses que nous avons pu retransmettre aux personnes qui nous suivent sur twitter) et promotionnel (il s’agit bien là d’une opération de communication).

Ayant posé les bases, je peux poursuivre avec le déroulement de la journée.

Le programme concocté par nos Gentils Organisateurs était du genre dense.

En premier lieu, installation sous la tente.

puis démarrage de la journée par une visite à la plateforme Zulu, l’endroit où se trouvaient les avions. Premier arrêt à la tente de SOFIA. Pas de chance il pleuvait un peu.

SOFIA est un acronyme qui signifie Stratospheric Observatory For Infrared Astronomy.

 

Il s’agit en fait d’un téléscope à infrarouge de 2,5m de diamètre…

 

 

 

 

… embarqué à l’intérieur d’un Boeing 747 modifié : une porte a été découpée dans le fuselage de l’appareil afin de faire une ouverture pour le télescope. Celui-ci se situe dans un compartiment non pressurisé à l’arrière de l’appareil. Les membres de l’équipage et de l’équipe scientifique se trouvent dans un compartiment pressurisé qui occupe le reste de l’avion.

Alors que les télescopes au sol doivent composer avec les perturbations atmosphériques et notamment l’humidité, SOFIA peut voler dans la stratosphère jusqu’à 45000 pieds (environ 13,7km) et ainsi passer au dessus de 99,8% de la vapeur d’eau (qui empêche certain des rayons infrarouges d’atteindre le sol). Cependant les observations ne se déroulent qu’à environ 41000 pieds.

Le but principal de SOFIA est l’étude de la composition de l’atmosphère des planètes et leur surface. L’infrarouge permet de pénétrer à l’intérieur de l’atmosphère, qui n’est pas visible autrement.

Le projet est une réalisation conjointe de la NASA (pour l’avion) et du DLR (pour la partie télescope et scientifique).

Voici l’intérieur de SOFIA, le télescope se trouve derrière la partie bleue

Et voici l’extérieur de l’avion avec la porte du télescope :

 

Pour notre seconde visite nous sommes monté à l’intérieur du prototype de l’Airbus A380

L’intérieur est plutôt du genre… déstabilisant (surtout quand on n’est pas au courant au moment d’entrer qu’il s’agit en fait d’un prototype)

Des ballasts d’eau permettent de simuler le poids des passagers afin de réaliser des tests de bon comportement en vol.

Nous avons eu le droit de visiter ces deux appareils avant le public, qui attendait son tour sous la pluie.

De retour sous la tente du tweetup, nous avons eu droit à un exposé sur SOFIA. Puis sont apparus nos premiers astronautes

 

Tout d’abord Cady Coleman, de la NASA et Paolo Nespoli de l’ESA. Ils étaient tout les deux membres de l’expédition 26 et 27 à bord de l’ISS entre décembre 2010 et mai 2011.
Dans le cadre de sa mission Magisstra, Paolo a réalisé plus de 24000 photos de la terre vue de la station spatiale.

 

Pendant qu’il repartait en direction de la terre à bord de la capsule Soyouz, il a pu prendre pour la première fois des clichés de la navette spatiale américaine Endeavour amarrée à l’ISS (alors que le cargo ATV-2 Johannes Kepler était amarré à l’autre bout de l’ISS).

http://blogs.esa.int/atv/2011/06/07/stunning-speechless-esas-paolo-nespoli-captures-the-iss-like-never-before/

 

Se sont ensuite présentés quatre des six astronautes de la mission STS-134.

 

Les missions STS ce sont les missions des navettes spatiales. 134 signifiant que c’était le 134ème lancement. STS-134 était le dernier vol de la navette Endeavour. La mission s’est déroulée du 16 mai au 1er juin 2011.

 

 

Nous avons donc de gauche à droite (après Paolo Nespoli et Andreas Schepers de l’ESA) : Gregory H. JohnsonMike FinckeAndrew J. Feustel et Gregory Chamitoff. Deux membres de l’équipage étaient absents : L’italien Roberto Vittori de l’ESA et le commandant de la navette Mark Kelly.

 

Puis les astronautes se sont répartis sur les différentes tables, et nous avons eu la chance d’avoir avec nous Mike Fincke avec lequel nous avons pu discuter une bonne dizaine de minutes (je n’ai pas chronométré, mais ça doit être quelque chose du genre).

 

 

 

J’ai eu la chance ensuite de pouvoir être prise en photo avec lui et obtenir son autographe sur mon badge

 

 

 

 

Cady Coleman a bien voulu également se faire photographier en ma compagnie

 

 

Puis est venu le temps d’aller visiter la centrifugeuse humaine à bras court (traduction de short arm human centrifuge)

Elle est utilisée pour faire des expériences sur la gravité et la micro-gravité dans le cadre de voyages longues durées : l’idée serait qu’au cours de voyages spatiaux de longues durée, on soumette les astronautes à des périodes de gravité via la centrifugeuse afin de maintenir l’intégrité des fonctions physiologiques.

(lu en anglais ici : http://www.congrex.nl/07c20/abstracts/CXNL_07C20_192853.htm )

 

De retour sous la tente, de nouvelles personnes sont venues nous rendre visite :

Michel Tognini, ancien astronaute de l’ESA, maintenant à la tête du centre d’entraînement européen des astronautes à Cologne.

 

Paolo Ferri nous a ensuite fait une présentation de la mission Rosetta dont le but est d’envoyer l’atterrisseur Philae se poser sur la comète Tchourioumov-Guerassimenko (à mes souhaits !) afin d’ étudier la composition du noyau. La sonde a été lancée par Ariane 5 en 2004 et l’atterrissage sur la comète est prévu en novembre 2014.

 

 

L’astronaute italien  Luca Parmitano a été recruté en 2009 par l’ESA. Il doit se rendre à bord de l’ISS en 2013 en tant que membre de l’expédition 36/37

 

 

 

Etaient également invitées à assister au tweetup, les stars des tweetups de la NASA, j’ai nommé Beth Beck et Stephanie Schierholz ! Elles sont toutes deux impliquées dans les relations publiques de la NASA.

Sur son profil Google+, Beth défini elle-même son travail de la manière suivante : « Mon travail est d’inspirer le public avec le théâtre et la magie de l’espace. Nous faisons des choses incroyables en poussant les limites de la connaissance de plus en plus loin dans l’univers. Nous vous aidons à regarder les cieux se dévoiler. » Elle a le rôle de « Outreach Manager »

Stephanie quant à elle a le rôle de « Social Media Manager » ce qui signifie qu’elle s’occupe de la partie « réseaux sociaux » au sein de la NASA, elle est l’organisatrice des NASATweetup.

Puis est arrivé Alexander Soucek. Je pense que c’est l’intervenant qui a fait la plus forte impression sur les participants au cours de la journée.

Il nous a parlé de son domaine, l’observation de la terre, avec tant d’enthousiasme et de passion qu’on ne se lasserait pas de l’écouter pendant des heures. Il nous a notamment présenté les images du satellite Envisat.

 

 

Sa présentation a été interrompue par l’arrivée d’ Alexander Gerst

 

Cet astronaute allemand fait également partie des recrues de l’ESA de 2009. Il a appris ce jour-là, dimanche 18 septembre, qu’il irait à bord de l’ISS en 2014 en tant que membre de l’expédition 40/41.

 

 

Sur l’entrefait est également arrivée Samantha Cristoforetti et Alexander SoucekSamantha Cristoforetti. Cette italienne fait partie de la même classe de recrues qu’ Alexander Gerst et Luca Parmitano, mais elle n’a pas encore d’affectation pour un vol dans l’espace. Cela ne saurait tarder…

Pendant ce temps-là Alexander Soucek attendait patiemment qu’on lui redonne la parole…

Une fois Samantha et Alexander Gerst partis, il a pu reprendre le cours de son exposé, non sans taquiner le public qui s’était agglutiné devant la scène pour prendre des photos des astronautes.

Dernière étape de la journée, la visite de l’EAC, le Centre Européen d’entrainement des Astronautes de l’ESA.

 

Nous avons eu droit à la présentation des modèles d’entraînement des appareils présents à bord du laboratoire Columbus (le laboratoire scientifique européen qui se trouve à bord de l’ISS)

 

Puis visite des maquettes de l’ATV (à gauche) et du module de service russe de l’ISS : le Zvezda (à droite)

L’ATV est le cargo de fret développé par l’ESA et mis sur orbite par Ariane 5 pour ravitailler l’ISS. Il contient de l’eau, du carburant, de la nourriture et tout ce dont l’équipage de l’ISS a besoin. Une fois amarré, l’ATV sert également à rehausser l’altitude de l’ISS de plusieurs dizaines de km : comme il y a encore des résidus d’atmosphere, le frottement de celle-ci provoque une perte d’altitude qu’il faut compenser régulièrement.

L’ATV sert également de poubelle géante : une fois vidé de son contenu il est rempli de tout ce dont l’équipage veut se débarrasser (par exemple des morceaux d’emballage). Une fois sa mission achevée, le véhicule se détache de la station et se consume dans l’atmosphère avec tout ce qu’il contient.

 

 

L’ATV s’amarre à un port du module Zvezda de façon automatique. (ci-contre vue de la partie « salle de controle » du module Zvezda)

 

 

 

Cependant les astronautes peuvent agir en cas de problème en suspendant ou au pire des cas en annulant l’amarrage grâce au panneau de contrôle.

 

 

 

Le tableau ci-contre indique les boutons à actionner en fonction des cas d’anomalie qui se présentent.

 

 

 

Voici l’intérieur du compartiment préssurisé de l’ATV…

 

 

 

 

 

…avec les vannes d’alimentation de l’ISS en eau et carburant

 

 

 

 

Zvezda est un module Russe de l’ISS. Il sert entre autre de quartier d’habitation pour deux astronautes. C’est dans ce module que les astronautes ont leur coin privé, leur coin repas, leurs toilettes/douche, leurs appareils d’exercice physique… C’est également à ce module que s’amarrent les vaisseaux Soyouz et les cargos de ravitaillement (Progress le russe, ATV l’européen et HTV le japonais).

Et pour finir le tour des équipements de l’EAC, présentation de Columbus, le laboratoire européen de l’ISS. De nombreuses expériences scientifiques y sont réalisées pour étudier les effets de l’apesanteur sur les organismes vivants.

 

Fin de la visite. Nous nous sommes tous retrouvés sous la tente et avons applaudi chaleureusement l’ensemble des organisateurs de cette incroyable journée.

De haut de gauche à droite (help needed to tag people / j’ai besoin d’aide pour identifier les gens) :
Henning Krause (DLR), Andreas Schepers (ESA), Peter Clissold (EJR-Quartz for DLR_EN), Daniel Scuka (ESA), Fulvio Drigani (ESA), Marco Trovatello (DLR)

En bas de gauche à droite :
The awesome video guy : Franscesco Filecci, Karin Ranero (EJR-Quartz for DLR_EN), Erica Rolfe (ESA), Andrea Schaub (DLR),??,Katharina Neises (ESA), Alisa Wilken (DLR)

A tous je leur dis MERCI !

Nous avons eu l’impression d’avoir touché un bout du rêve spatial. Peu de chance que nous-même partions un jour dans l’espace, mais peut-être que nos enfants ou nos petits-enfants le pourront. Il est important de susciter de nouvelles vocations afin que la relève se fasse et que le rêve puisse continuer.

Et moi je suis partante pour participer à tous les Spacetweetup de la terre du ciel et de l’univers :))

 

—- MAJ du 04/10/2011 —-

Liens supplémentaires

Dan Fischer de http://cosmos4u.blogspot.com a fait un excellent récapitulatif de tous les blogs/photos/vidéos publiés suite au week-end.

A voir ici : http://www.astro.uni-bonn.de/~dfischer/blog/spacetweetup.html

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Mon Pré-Spacetweetup à moi !

Awesome ! Le mot est lancé. Dès le départ ce mot s’est imposé à nous, il résume parfaitement trois jours de pure magie.

Thalys Gare du Nord

 

La première rencontre fut avec Brigitte à l’arrivée de son train gare Montparnasse. Un peu anxieuse, espérant que nous nous entendrions bien. Et ce fut le cas. Je n’ai pas vu passer les trois heures de Thalys jusqu’à Cologne. Pour une fois que je pouvais parler de l’espace sans ennuyer mon interlocuteur…

 

 

 

En fin d’après-midi, rencontre avec nos premiers tweeps au Woyton. La table était européenne : Allemands, Hollandais, Français, Macédonien, Belge… Un melting-pot de nationalités réunis par la même passion : l’espace.

 

En début de soirée, rencontre avec d’autres tweeps au Gaffel Am Dom. Beaucoup de tweeps en fait. La salle était bruyante, ce qui obligeait à forcer sur la voix pour se faire comprendre, mais rien ne pouvait nous empêcher d’échanger. La mascotte de la mission SDO de la NASA, Camilla, était également de la partie. Elle semblait bien apprécier la Kölsch (la bière locale) et le vin rouge :

Camilla is drinking KölschCamilla is drinking red wine

Pauvre Camilla, elle a même dû supporter ça :

et également ça le dimanche :

La soirée s’est terminée pour ma part dans un petit bar beaucoup plus calme avec quelques tweeps où nous avons pu parler sans s’égosiller. Mais je suis restée raisonnable car la journée du lendemain s’annonçait très chargée…

… et elle le fut. Parties à l’aube de l’hotel avec Lynn et Brigitte, nous avions rendez-vous à la gare de Porz-Wahn, banlieue de Cologne, pour retrouver les autres participants à la visite du Musée de Speyer.

 

 

Situé à 2h30 de route de Cologne, le Musée de la Technique de Speyer valait vraiment le détour. L’entrée annonçait déjà  la couleur

 

 

Ce musée est un véritable capharnaüm d’avions, voitures, camions, locomotives en tout genre. Des cassés, des pas cassés, des très vieux, des moins vieux, parfois on peut monter dedans, parfois pas… Pour les passionnés de technique, et les autres également, c’est un endroit à visiter.

Ce qui m’a le plus passionné dans ce musée, c’est le Hall dédié à l’espace

On y trouve non seulement la maquette de la Station Spatiale Internationale avec son module Columbus (le laboratoire de recherche européen) à taille réelle, mais également une capsule Soyouz originale, des combinaisons spatiales, un module d’entrainement Spacelab pour  ne citer qu’eux. Mais l’attraction principale de ce hall reste la navette spatiale russe, la Buran, dont le modèle exposé a été utilisé pour des essais de vols planés et d’atterrissages.

Buran et ISS

J’ai manqué de temps pour tout voir. J’aurais adoré lire l’ensemble des panneaux sur Soyouz par exemple. Ca me donnera un bon prétexte pour y retourner.

Deux heures et demie de route dans l’autre sens et nous retrouvons d’autres tweeps à l’Observatoire Publique de Bonn. Le responsable de l’observatoire nous a invité à participer à son barbecue annuel.

Public Obersvatory Bonn

Public Bonn Observatory

Après la visite d’une tour de l’observatoire nous sommes conviés à écouter les présentations que certains d’entre nous ont préparé.

Tout d’abord la présentation préparée par les anciens du NASATweetUp de STS135 : Le principe du TweetUp existe depuis 2 ans 1/2 à la NASA. A chaque lancement de navettes spatiales, un certain nombre d’internautes twitteurs sont invités à assister en VIP au lancement et à écouter un certain nombre d’intervenants : astronautes, membres de la NASA,… tout en twittant ce qu’ils entendent. C’est ainsi que Brigitte, Eico et Remco ont participé début juillet au lancement d’Atlantis, la toute dernière navette américaine avec 147 autres tweeps. C’est cette expérience qu’ils ont partagé avec nous et les membres de l’observatoire.

Remco's lecture

Puis présentation par un monsieur qui aurait pu être mon papi Jean, de ses photos de la couronne solaire et de la surface de la lune. Il a passé un certain temps à nous nommer en détail les cratères de la surface lunaire… un ça va, c’est quand il y en a plusieurs que ça ne va plus… :))))

Et pour finir, une double présentation par Lynn : La première portait sur sa participation au Tweetup organisé à Houston au Johnson Space  Center pour le lancement d’Atlantis. Sa seconde présentation portait sur l’Hyperstar. Je ne vais pas m’embarquer dans des explications trop techniques qui de toutes façons me dépassent, mais cela sert à prendre plus rapidement et plus facilement des photos du ciel profond avec un télescope. Vous retrouverez sur ce site quelques photos prises avec ce système.

C’est ainsi que s’est achevée la journée. Nous sommes vite parti nous coucher (enfin, en ce qui me concerne, d’autres ont fait un peu la fête…) en prévision du lendemain.

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SpaceTweetUp – La sélection

J’ai encore un peu de mal à réaliser que d’ici quelques jours je vais me retrouver au coeur d’un évènement exceptionnel : le premier TweetUp européen du monde de l’univers ! Excusez du peu !

Initialement je ne voulais pas y participer, je me disais que ce n’était pas pour moi, simple maman au foyer, que de toutes façons j’avais un concert à aller voir le 19 septembre à Paris, que je ne pourrais pas tout faire.

Message Twitter

Et là j’avoue, lorsque j’ai vu qui étaient les guests stars, j’ai été prise d’un coup de folie : j’ai rempli le formulaire et j’ai appuyé sur le bouton envoyer. Comme ça, cash, sans réfléchir, sans même en parler à mon mari. Je suis restée toute chose les minutes qui ont suivies. C’était la veille de la clôture des inscriptions.

J’ai tenu deux jours sans lui en parler. Je cherchais un moyen de tourner les choses pour qu’il ne râle pas trop. Finalement entre le fromage et le dessert je lui lance comme ça : « Si j’étais sélectionnée pour participer au premier tweetup européen, tu me laisserais aller à Cologne ? » et sa réponse qui casse : « Oui bien sûr, mais il y a peu de chance que ça arrive ». Il est comme ça mon mari, très encourageant. Mais j’ai trouvé ses arguments valables : je n’étais pas assez visible sur le net, pas de blogs, pas assez de followers… Du coup j’y croyais sans vraiment trop y croire… mais je gardais quand même espoir… mais il y avait peu de chance que ça marche… mais… mais… mais… J’ai pas mal cogité pendant la semaine qui a suivi.

Le jour où les premières invitations ont été envoyées, j’attendais fébrilement le mail qui m’annoncerait que j’étais sélectionnée. Le téléphone greffé à la main, je relevais mon courrier toutes les deux minutes.  Le soir, 42 mails (sacré 42 !) avaient été envoyés et je n’étais pas dedans. Dix-huit restaient à partir le lendemain. Ayant consulté le profil twitter des personnes sélectionnées, je n’y croyais vraiment plus. Toutes semblaient très érudites, avaient des métiers plus ou moins en rapport avec l’espace ou avaient déjà participé à d’autres tweetups ou montraient une passion très forte pour le sujet. J’avais l’impression d’être une alien au millieu de tout ce beau monde.

Vers 9h30, le lendemain matin, je relève mon courrier sur mon téléphone. On ne sait jamais…

 

 

A la lecture de la première phrase, je me dis que c’est fini, je n’ai pas été sélectionnée. Puis je déroule la suite du mail, je relis plusieurs fois, ayant peur d’avoir mal compris. « You have been selected to attend the SpaceTweetup ». Heureusement que nous n’avons pas de voisins : je me suis mise à sauter en criant à tue-tête « J’ai été sélectionnée ! J’ai été sélectionnée ! J’ai été sélectionnée ! » J’ai eu le sourire jusqu’aux oreilles et il ne m’a pas quitté de la journée.

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